Slow economy

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L'économie, écologie de la société

L'écologie, économie de la nature

 

 

 

 

 

 

 

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L'économie, écologie de la société

 

Un idéal de prospérité en réponse à deux menaces

 

Ce carnet rassemble des propositions qui ne visent ni le remplacement du capitalisme, ni le passage à la propriété sociale des moyens de production, ni la décroissance économique comme un but en soi. Il ne s’agit pas d’un idéal « socialiste » mais d’une réponse à deux menaces, par deux diminutions dans l’économie actuelle.

 

La diminution des inégalités économiques, non comme idéal de justice ou de société sans classes sociales, sans confondre inégalité et injustice, mais pour une réduction menaces de conflits auxquelles elles aboutissent, entre classes sociales ou entre nations, et donc préjudiciables à la prospérité.

 

La diminution de la consommation de biens, sa répartition et son ajustement à une échelle supportable pour l'environnement, pour une réduction des menaces sur la planète et son habitabilité et donc également préjudiciable à la prospérité. Le marketing, considéré comme l'art de réguler la demande, jusqu'ici utilisé principalement pour accroître la demande, peut devenir un moyen mieux approprié à cette diminution de la demande, que la planification de la production et les interdictions.

 

 

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Pourquoi réduire l’inégalité entre riches et pauvres, dès lors que les moins fortunés sont bien lotis ? Quels sont nos besoins réels ? Qu’en est-il de l’acte d’achat face à l’épuisement des ressources naturelles ? Si les conditions cadres sont favorables, mobilité, sécurité, école et santé, l’inégalité peut-elle être un moteur de motivation, à ne pas éliminer par la redistribution ?

 

Dans un premier temps, l’étude des inégalités économiques, en particulier dans une perspective historique et comparative, est abordée selon les publications de Thomas Piketty, principalement "Le capital au XXIe siècle" (2013), en décalage par rapport aux paradigmes dominants dans les sciences économiques.

 

Quique considéré comme de gauche parce qu'il préconise un impôt progressif, Piketty veut d'abord éviter les dynasties d’héritiers et favoriser les entrepreneurs. Il relit la pensée économique de Smith, Ricardo, Malthus, Marx, Kuznets, etc. comme parcourue de la peur de la captation de la richesse par une minorité.

 

 

 

 

Perspective historique : Smith, Ricardo, Malthus, Marx, Kuznets et Piketty

 

Livré à lui-même en période de croissance économique faible, le capitalisme opère une concentration du capital entre les mains d’une minorité très riche, accroissant sans cesse les inégalités. Pendant longtemps les débats intellectuels et politiques se sont nourris de beaucoup de préjugés et peu de faits.


1776 - Adam Smith, une société harmonieuse grâce à l’ajustement naturel des prix


Publié en 1776, La Richesse des nations, est un des textes fondateurs du libéralisme économique. Adam Smith n’a apporté presque aucune idée nouvelle, mais la synthèse de la plupart des idées économiques de son temps. La plupart des auteurs qui l’ont précédé ont développé des idées brillantes, mais distinctes de tout système global cohérent.


La richesse de la nation, c’est l’ensemble des produits qui agrémentent la vie de la nation tout entière, c’est-à-dire de toutes les classes et de toutes leurs consommations. L’or et la monnaie ne constituent donc plus la richesse, elles n’ont en elles-mêmes aucune autre utilité que celle d’intermédiaire de l’échange. L'origine de la richesse est le travail des hommes. Il pose ainsi les bases de la doctrine de la valeur travail, qui sera pleinement théorisée au siècle suivant par David Ricardo. Cette richesse, comment est-elle produite, et comment peut-on l’accroître ? En tentant de répondre à cette question, Smith propose une analyse de la croissance économique. Analysant l’économie de son temps, il distingue trois grandes causes de l’enrichissement de la nation : la division du travail, l’accumulation du capital, et la taille du marché.

 

Une « main invisible », métaphore par laquelle Smith signifie que les marchés sont autorégulateurs, conduit à l'harmonie sociale. Comment survit une communauté où chaque individu se préoccupe avant tout de son intérêt personnel ? Les actions des individus sont rendues complémentaires par le marché de l’offre et la demande et ce qu’il appelle la « main invisible ».


1798 - Thomas Malthus, vision apocalyptique

 

Malthus lit Arthur Young qui voyage en France, pays européen le plus peuplé, à la veille de la Révolution française de 1789. La démographie a contribué à la progression des rentes foncières et à la diminution des salaires. Son « Essai sur le principe de population ou exposé de ses effets sur le bonheur humain » (1798), s'oppose au concept de « main invisible » d’Adam Smith.


Malthus prédit mathématiquement que sans freins, la population augmente de façon exponentielle tandis que les ressources ne croissent que de façon arithmétique (ce qui s’est avéré inexact en fonction du colonialisme et l’évolution technique).


« Malthusien » est souvent négativement connoté, comme un pessimisme désignant un état d'esprit plutôt conservateur, opposé à l'investissement ou craignant la rareté, et une doctrine, le malthusianisme qui inclut une politique active de contrôle de la natalité pour maîtriser la croissance de la population. Malthus veut éviter pour le Royaume Uni les les excès de la  Révolution française, et pense qu’il faut supprimer tout système d’assistance aux pauvres et contrôler la natalité.

 

Malthus annonce le keynésianisme, car pour lui l'offre ne crée pas forcément la demande du fait que les produits ne s’échangent pas uniquement contre des produits, mais beaucoup s’échangent contre du travail ne se traduisant pas par un bien matériel (comme celui des domestiques), et de l'épargne (se traduisant par le stockage de certains biens). Malthus est l'un des premiers économistes à théoriser les crises dites de surproduction, Cette idée sera reprise et développée par John Maynard Keynes pour analyser la crise de 1929,

 

 

1810 - David Ricardo et le principe de rareté, l’insuffisance augmente les prix des terres


L’un des plus importants économistes anglais libéraux des XVIIIe et XIXe siècles. Témoin de l’explosion démographique de son époque, il prévoit une insuffisance de la production agricole et de fortes pressions sur les terres. Les propriétaires terriens chez Ricardo – comme plus tard capitalistes chez Marx – s’approprient les revenus et les biens. Pour lui la seule issue est un impôt progressif sur la rente foncière.


Pourtant, la réalité se révélera tout autre : Ricardo ne pouvait imaginer ni les progrès techniques à venir ni l’essor qu’allait connaître le colonialisme. Ces deux facteurs permettront des niveaux de productivité totalement inédits et feront exploser artificiellement la surface de terre disponible.

 

1867 - Karl Marx le capital pour une minorité, révolte du peuple et guerre entre capitalistes.

 

Pour Marx, le capitalisme repose sur une double logique : le productivisme et le consumérisme, qui sont étroitement imbriqués. On produit des marchandises toujours nouvelles, déversées sur le marché afin d’être consommées. Et ainsi de suite à l’infini. Marx a compris que pour soutenir cette logique dont dépend le profit, le capitalisme doit périodiquement générer des besoins artificiels.

 

La diminution des rendements du capital due aux chocs d’offre et à la concurrence accrue a conséquences : la révolte du peuple privé de travail et de moyens de subsistance, ou la guerre entre capitalistes.


Les prédictions de Marx sont correctes sur de nombreux points : les antagonismes entre capitalistes ont joué un rôle important dans l’entrée en guerre en 1914 ; après 1918, l’Europe a été secouée par de graves conflits sociaux qui ont permis l’avènement des partis d’extrême droite, du nazisme (national-socialisme germanique) au fascisme (idéologie contre-révolutionnaire italienne, violemment opposée au socialisme et au communisme) ; les mouvements socialiste et communiste ont fait l’histoire des années 1950 à 1980.
Le développement de l’industrie sape le terrain sur lequel elle a établi son système de production. Marx part du principe de Ricardo pour déboucher sur le principe d’accumulation infinie qui conduit à la révolte.


Ce noir destin ne s’est pas réalisé car Marx n’avait pas imaginé un progrès technique durable, une augmentation des salaires et du pouvoir d’achat. De plus Marx, exhalté par ses théories, ne s’est pas posé la question de l’organisation politique et économique d’une société sans propriété privée du capital.

 

1954 - Simon Kuznets, la croissance, une vague qui porte tous les bateaux
 

Auteur d’origine biélorusse ayant travaillé aux États-Unis, prix Nobel d’économie en 1971, « père des comptes nationaux » (qui consistent en la mesure de l’activité économique d’un pays pendant une période donnée) et inventeur du PIB. Première théorie qui s’appuie sur un calcul statistique. En 1954 il publie « La Part des hauts revenus dans dans le evenu et l’épargne » contribution majeure qui mobilise deux sources de données inacessibles aux auteurs antérieurs : les déclarations des revenus fiscaux créé en 1913 aux USA et les estimations du revenu national des USA établies par lui-même. C’est la première mesure précise de l’inégalité d’une société. Sans ces deux sources, il est impossible de mesurer l’inégalité et la répartition des revenus.


Il constate une forte réduction des inégalités entre 1913 et 1948. Le décile supérieur des 10% les plus riches étant passé de 50% des revenus à 30%. Kuznets est conscient du caractère accidentel de sa « courbe de Kuznets » qui doit beaucoup à la crise de 1929 et à la seconde guerre mondiale. En 1954, il propose dans une conférence une interprétation plus optimiste que les résultats de son livre de 1953. Le capitalisme tend à diminuer les inégalités de revenus, une théorie pour le conte de fées des « trente glorieuses ».


2013 - Thomas Piketty, revenus du capital et revenus du travail : la crainte des richesses à une minorité d’héritiers et du passé qui dévore l’avenir

 

Piketty relit la pensée économique de Smith, Ricardo, Malthus, Marx, Kuznets, etc. comme parcourue de la peur de la captation de la richesse par une minorité. La distinction entre revenu du travail et revenu du capital est fondamentale. Pour éviter les dynasties d’héritiers et favoriser les entrepreneurs, privilégier l’impôt sur le revenu du capital plutôt que sur le capital ou sur le revenu du travail.


Le capital, son accumulation, sa répartition, est peu étudié dans le capitalisme et seulement sur des périodes courtes. Thomas Piketty étend l’échelle du travail de Kuznets à vingt pays, jusqu’en 2010. Il semble faire preuve d’un grand respect et a été très peu critiqué sur sa méthodologie ou sur ses principales conclusions. Les deux critiques les plus récurrentes sont : il n’est pas assez « politique » (il ne crie pas à la disparition du système actuel) ; la seconde porte sur ses préconisations en fin d’ouvrage jugées courtes (uniquement centrées sur l’impôt) ou irréalistes (approche mondiale).

 

Loi des revenus du capital dans le revenu national

Produit du taux de rendement du capital et du rapport du patrimoine national (ou capital national, c’est-à-dire le total des patrimoines privés) au revenu national.

 

Loi du capital / revenu national

Liée au ratio entre le taux d’épargne et le taux de croissance de l’économie. Si un pays épargne 12% de son revenu national et si le taux de croissance du revenu national est de 2%, alors dans le long terme le rapport capital revenu sera égal à 600%. Un pays qui épargne beaucoup et qui croît lentement accumule un stock de capital énorme ce qui a des conséquences sur la répartition des richesses. Les nationalisations ou privatisations et ont une influence sur les proportions de patrimoine publics/privés mais pas sur le capital national. Cette loi ne prend pas en compte la valeur des terres pures, c’est-à-dire avant toute amélioration apportée par l’homme, ressources naturelles qui ne peuvent être accumulées.


Contradiction centrale du capitalisme : de rendement du capital est supérieur au taux de croissance

Si le taux , de rendement du capital est supérieur au taux de croissance (r > g) – rendement du capital > g accélération de la croissance, ce qu’on peut observer sur le long terme –, alors le poids du capital dans l’économie augmente, ce qui produit une aggravation des inégalités.

 

Les inégalités sociales, pas un problème en soi

Les inégalités sociales ne sont pas un problème en soi si elles sont fondées « sur l’utilité commune » autant que le proclame l’article premier de la Déclaration des droits de l’homme de 1789. « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinction sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune. »

 

Deux illusions : le capital humain et la fin de la lutte des classes

La divergence de l’égalité par les richesses n’est pas compensée par la convergence de la diffusion du savoir. La lutte des classes n’est pas remplacée par la lutte des âges entre générations en raison de la transmission par héritage, l’héritage n’étant pas loin de retrouver la place qu’il avait à l’époque du Père Goriot.

 

Une exception : les Trentes glorieuses

Au lieu de baser nos réflexions sur un modèle dans lequel les Trente glorieuses seraient une situation normale à laquelle il faudrait revenir, il nous faut au contraire considérer que cette période est une exception causée par le sortir de la guerre et que nous sommes actuellement dans un processus de normalisation. De là, reste à définir comment nous pouvons contrôler l’évolution de la société.

 

Indicateurs en déciles, centiles et millimes

 

Le rapport inter-décile, écarts entre les salaires les plus hauts et les plus bas.

 

Un décile est une valeur statistique correspondant à une tranche de 10 % d’une population donnée. Ainsi, si l’on découpe la population considérée en fonction du salaire, le premier décile représente le salaire maximum des 10 % les plus pauvres et sépare ces derniers du reste de la population : 10 % touchent moins que le premier décile, et 90 % touchent plus. Chaque décile est donc égal au salaire qui sépare une tranche de 10 % des suivantes.

 

Un centile divise la population en tranches de 1 % et les millimes en tranches de 0,1 %. Le rapport inter-décile consiste à mettre deux déciles, généralement le premier et le dernier, en relation afin d’en mesurer la différence de niveau. La méthode pour obtenir cet indicateur est la suivante : compilez les salaires de toute une population sur une année donnée ; comptez le nombre d’occurrences de chaque salaire (c’est-à-dire le nombre de personnes ayant un même salaire) et placez ces chiffres sur un graphique.

 

Revenu et capital


Le revenu est un flux, le capital est un stock.

 

  • Si le capital représente six ans de revenu national et si le rendement est de 5%, alors la part du capital dans le revenu national est de 30 %.
  • Une croissance démographique forte est source de convergence (dans une famille de dix enfants, mieux vaut ne pas trop compter sur l’héritage).
  • Une forte immigration est source de convergence, le capital des autochtones étant limité par rapport aux migrants.
  • Un pouvoir d’achat multiplié par dix signifie que l’on se procure un même bien en travaillant dix fois moins.
  • Sur 30 ans, une croissance de 1% correspond à une croissance cumulée de 35% et une croissance de 1,5 % à une croissance cumulée de 50%.

 

Le rapport capital et revenus
 

  • Le capital national est la somme du capital privé et public.
  • Le capital public est la différence entre les actifs et les passifs publics.
  • Les actifs publics sont de deux formes : ils peuvent être non financiers et à l’usage des services publics et financiers si ce n’est pas le cas.
  • Le capital privé est la différence entre les actifs et les passifs privés.
  • L’endettement public renforce le capital privé et est un instrument au service de l’accumulation du capital privé.
  • En  France : en 1945, le capital, suspecté de collaboration avec l’ennemi, est massivement nationalisé.
  • En Allemagne, le capitalisme rhénan devient une forme de propriété sociale. Très faible en 1950, le capital privé a fortement progressé, grâce notamment au bas niveau des prix immobiliers. Les entreprises appartiennent non seulement aux actionnaires, mais aussi aux représentants des salariés et le l’état régional (stakeholder model, par opposition au stockholder model).
  • Aux USA le capital compte moins qu’en Europe. Le capital national n’étant que de trois années de revenus national, contre sept en Europe signifie que le poids des propriétaires est moindre. Sur la fiscalité progressive, les USA vont plus loin que l’Europe dans le but plus de réduire les inégalités que financer des services publics ou d’éradiquer la propriété privée. Actuellement le rapport capital/revenu est moins élevé qu’en Europe, de 4 ans de revenu national aux USA et de 7 en Europe

 

L'impôt, contre la gouvernance rentière plus que redistributif

 

Il ne s'agit pas de décrire un programme redistributif de l'impôt, mais de concentrer sur l’effet modérateur de la taxation progressive sur la constitution de situations rentières, sources de conflits sociaux et nationaux ainsi que d'une gouvernance économique inapropriée.


Il s’agit également de réduire les inégalités scolaires, cause importante de la persistance des inégalités salariales, et donc économiques. En particulier, par l'impact important du nombre d'élèves par classe sur la réussite scolaire.

 

Enfin, il s'agit de mettre en place un système de retraite par répartition, tel qu’en Suède.

 

 

 

Les entrepreneurs se transforment en rentiers et le passé dévore l’avenir

 

Si les rendements du capital augmentent plus vite que la croissance, alors les entrepreneurs se transforment en rentiers, et le passé dévore l’avenir.


Si le rendement moyen du capital est supérieur au taux de croissance de l'économie, les détenteurs de capital s'enrichissent plus rapidement que le reste de la population.


Ce qui implique le retour des héritiers et la parenthèse « démocratico-mérito-égalitaire » est terminée. Depuis les années 1975, les inégalités de revenus sont reparties à la hausse : les taux d’imposition des tranches maximum du travail et du capital ont chuté devant les offensives néolibérales et la mondialisation ; l’inflation est jugulée par les banques centrales oscillant entre 1 et 2% et la croissance est revenue dans les pays développés proche de ses tendances historiques (autour de 1%/an).

 

Les USA, pays qui se perçoit comme le plus égalitaire et méritocratique (et qui l’a été jusqu’au début du XXème comparativement à l’Europe) est aujourd’hui le plus inégalitaire : 1% des américains captent 20% de l’ensemble des revenus annuels US, 10% en captent 50% et pour les revenus: 1% possèdent 35% du patrimoine américain; 10% se partagent 70% ; les 90% restant de la population se partagent quant à eux uniquement 30% du patrimoine national.

 

Une imposition confiscatoire ?

 

Tout indique que si le système est laissé à lui-même, les inégalités vont continuer à croître et nous parviendrons rapidement à la situation ante-1914 avec quelques héritiers immensément riches. La meilleure solution passe par un impôt réellement progressif et se décline en impôts confiscatoires sur les tranches les plus élevées des transmissions et du capital.

 

La taxation confiscatoire des revenus exorbitants peut être bénéfique pour l'économie. Ainsi, en 1932, il porte l'impôt de 25% à 63 %, puis 79 % en 1936, 91 % en 1941, niveau qui s’appliqua jusqu’en 1964, avant d’être réduit à 77 %, puis 70 % en 1970. Pendant près de cinquante ans, des années 30 jusqu’en 1980, jamais le taux supérieur ne descendit au-dessous de 70 %, et il fut en moyenne de plus de 80 %.

 

Il ne s’agit pas du taux moyen, mais du taux marginal supérieur, c’est-à-dire du taux sur la dernière tranche de revenu imposable qu'il faut connaître pour juger de son effectivité. En effet, un taux jugé quasi-confiscatoire (autour de 80% à 90%) n’aura pas la même réalité s’il s’applique au-delà de 50 000 euros par an ou au-delà de 50 millions. En 1942, le contribuable américain atteint le taux de 50% à partir de 700 000 dollars, et 88% au-delà de 8,8 millions de dollars. En 1944, le taux marginal atteint un sommet, avec 94% au-delà de 7 millions. Il se stabilise ensuite autour de 70%, mais avec un seuil de revenus concernés qui ne cessera de baisser. A la veille de l’arrivée de Reagan à la Maison Blanche, le taux marginal, pour un célibataire, est de 70% au-delà de 460 000 dollars (1981).

 

Cela n’a pas tué le capitalisme et n’a pas empêché l’économie américaine de fonctionner. Pour une raison simple : ces taux ne s’appliquaient qu’à des revenus très, très élevés. En 1941, Roosevelt fixe le seuil du taux de 91 % à 200 000 dollars de l’époque, soit 1 million de dollars d’aujourd’hui. Or à ces niveaux de revenus, ce ne sont pas les compétences ou le dynamisme que l’on rémunère : ce sont la rapacité, le court-termisme et des prises de risque excessives. De plus les Etat-Unis ont souvent redouté de tomber dans le sytème aristrocratique du Vieux-Continent et d'abandonner la méritocratie du Nouveau Monde.

 

Cependant, l’impôt sur la fortune repose sur un équilibre fragile. Avec l’évolution timide, voire négative, des rendements de fortune, il se rapproche de la confiscation. La taxation de l’outil de travail pénalise tout particulièrement l’entrepreneur dans le développement de ses activités. Chaque pays On constate donc que l’impôt sur la fortune repose sur un équilibre fragile. Avec l’évolution timide, voire négative, des rendements de fortune, il se rapproche de la confiscation. La taxation de l’outil de travail pénalise tout particulièrement l’entrepreneur dans le développement de ses activités. En outre, la Suisse se voit désormais confrontée à de nombreux Etats qui, ouvertement, offrent des régimes fiscaux très attrayants et sans imposition de la fortune pour attirer sur leur territoire de riches contribuables étrangers (Royaume-Uni, Portugal ou Italie, notamment).On constate donc que l’impôt sur la fortune repose sur un équilibre fragile. Avec l’évolution timide, voire négative, des rendements de fortune, il se rapproche de la confiscation. La taxation de l’outil de travail pénalise tout particulièrement l’entrepreneur dans le développement de ses activités. En outre, la Suisse se voit désormais confrontée à de nombreux Etats qui, ouvertement, offrent des régimes fiscaux très attrayants et sans imposition de la fortune pour attirer sur leur territoire de riches contribuables étrangers (Royaume-Uni, Portugal ou Italie, notamment).On constate donc que l’impôt sur la fortune repose sur un équilibre fragile. Avec l’évolution timide, voire négative, des rendements de fortune, il se rapproche de la confiscation. La taxation de l’outil de travail pénalise tout particulièrement l’entrepreneur dans le développement de ses activités. En outre, la Suisse se voit désormais confrontée à de nombreux Etats qui, ouvertement, offrent des régimes fiscaux très attrayants et sans imposition de la fortune pour attirer sur leur territoire de riches contribuables étrangers (Royaume-Uni, Portugal ou Italie, notamment).On constate donc que l’impôt sur la fortune repose sur un équilibre fragile. Avec l’évolution timide, voire négative, des rendements de fortune, il se rapproche de la confiscation.

 

Suppression de l'impôt sur la fortune, pour ne conserver que l'imposition sur le revenu du travail et le revenu de la fortune ?

 

La taxation de l’outil de travail pénalise tout particulièrement l’entrepreneur dans le développement de ses activités. Il ne paraît pas admissible qu’un contribuable, notamment un entrepreneur, soit contraint de dilapider ses biens en raison d’une imposition sur la fortune évaluée théoriquement de façon importante qui s’additionne à celle de ses revenus.

 

De plus, chaque pays se voit désormais confronté à de nombreux Etats qui, ouvertement, offrent des régimes fiscaux très attrayants et sans imposition de la fortune pour attirer sur leur territoire de riches contribuables étrangers (Royaume-Uni, Portugal ou Italie, notamment).

 

La suppression de l'impôt sur la fortune au profit d'un impôt sur les revenus de la fortune parait être un compromis intéressant, couplé avec d'autres mesures, dont la taxe sur la valeur ajoutée.

 

 

L'écologie, économie de la nature

 

Le concept d'écologie apparaît en 1859 dans le préambule de De l'origine des espèces de Charles Darwin, sous le nom d'« économie de la nature ». Il y décrit les relations entre les prairies de trèfles, pollinisés par les bourdons, et les chats qui mangent les mulots qui eux-mêmes délogent les bourdons de leurs terriers (Wikipedia).

 

Tout au long des XIXe et XXe siècles, Le marxisme comme les courants majoritaires du mouvement ouvrier et des gauches ont été productivistes. Le développement des forces productives devait donner lieu à un accroissement du niveau de vie des classes populaires, et par là même les faire entrer dans la modernité. L’aggravation de la crise environnementale impose une hybridation des mouvements écologistes et anticapitalistes.

 

La diminution, la répartition et l’ajustement de la consommation de biens à une échelle supportable est une priorité à mettre en parallèle avec la réduction des nuisances toxiques, la consommation des ressources, la stabilité du climat et la protection de la faune, des paysage et de la bio-diversité.

 

 

 

Une transition démocratique

La transition écologique ne sera possible que si elle est  démocratique. Car, s'il est bien un concept qui a disparu du répertoire de la gauche après la chute du mur de Berlin, c'est celui de planification. La planification s’est souvent accompagnée de gouvernements autoritaires, comme en URSS.

 

Actuellement, les partis de gauche comme de droite, abordent la question de la répartition des richesses dans une logique productiviste, source d'emplois, et diffèrent principalement sur la capacité redistributive du système économique et fiscal. Les partis écologistes, "les verts", proposent des solutions techniques et sociétales, sans trop s'avancer dans les questions de répartition des richesses.

 

Tout l’enjeu aujourd’hui est d’imaginer une régulation de la demande à la fois démocratique, écologique et qui préserve une répartition équitable de l'emploi, ainsi qu'un système fiscal qui modère ou empêche la concentration des richesses auprès d'une minorité d'héritiers, vivant des revenus du capital et non plus de leur travail et de leur capacité d'entreprendre.